08. November 2009

Des activités jamais interrompues

Tout est bien qui vient à point nommé. Ce dicton s’applique parfaitement à l’immense projet de transformation de la concession AMAG à Fribourg. La planification avait débuté il y a plus de 10 ans déjà et les travaux auront duré au total plus de huit années. Coût total : quelque 30 millions de francs. Résultat : un ensemble qui fait figure d’exemple et pas eulement pour des grands garages.

Des activités jamais interrompues

Les jeux sont faits ! A juste titre, Aurel Toth est fier du travail accompli ; le chantier AMAG à Fribourg aura représenté un investissement de 30 millions de francs, les travaux ont duré plus de huit années. Pourtant les activités du garage n’ont jamais été interrompues.

THEO UHLIR S’EST ENTRETENU AVEC AUREL TOTH

AUTO&Economie : Pourquoi le projet AMAG à Fribourg tient-il lieu de référence pour une planification intelligente dans la branche automobile ?


Aurel Toth : Il y a de nombreuses raisons à cela. Tout d’abord ce projet constitue un bon exemple quant à la manière, malgré des conditions de place restreintes, il est possible de réaliser une structure efficiente qui offre une évidente convivialité au personnel. Autrement dit : le garage VW de la société AMAG à Fribourg est aujourd’hui une grande entreprise complète qui dispose d’innombrables fonctions.
Etant donné que le terrain autour du bâtiment est très vallonné, il en résulte des accès directs qui se situent à trois niveaux. Cette caractéristique a permis d’opter pour une construction extrêmement compacte. Il en découle des processus de travail très brefs qui évitent des pertes coûteuses en temps et en argent.


Quelle a été la principaledifficulté que vous avez rencontrée ?

La poursuite continue des activités du garage pendant toute la durée du chantier.  Car nous n’avons pas construit un garage sur un terrain vierge, mais nous avons travaillé dans une entreprise constamment opérationnelle. Ce qui était en place devait continuer à fonctionner et être protégé contre les ingérences découlant des travaux. Y compris le chauffage, la ventilation ou les installations sanitaires. Pour tous, personnel du garage et du chantier, certaines phases n’ont pas vraiment été agréables.


Cette situation n’a-t-elle pas aussi généré de nombreux risques ?


Pendant toute la longue durée du chantier – qui a duré plus de huit ans – la sécurité a toujours constitué une priorité ! Partout il y avait des obstacles et des trous ; je suis très fier que pendant toute cette longue période pas un seul accident n’a été à déplorer.
Tout de même, en raison des travaux, les activités du garage ont dû être quelque peu pénalisées ?
Absolument pas, même si pour le personnel d’AMAG ces transformations ont impliqué quelques gênes. Les collaborateurs ont parfaitement compris que c’est pour eux que ces travaux étaient entrepris et ils se sont montrés très coopératifs, ce qui nous a beaucoup aidés.


Et comment se présentait la situation pour les clients ?

Ça aussi, c’était un sacré défi ! Car pour les clients, en tout temps il leur fallait retrouver leur repères, même si durant les diverses phases de construction, certains secteurs ont provisoirement dû être fermés. De plus, il importait de maîtriser le déplacement des artisans afin que les clients disposent de suffisamment de places de parc. Autrement dit, les artisans devaient respecter des règles strictes ; en l’occurrence il appartenait au chef de chantier de faire régner un certain ordre.


Quelles ont été les complications entraînées par les activités ininterrompues du garage ?


Elles ont été nombreuses. En particulier lors des travaux menés au sous-sol. Par des conditions normales nous aurions démoli l’ancien bâtiment, puis creusé profondément le terrain pour construire le sous-sol et ensuite les étages supérieurs. Mais c’était impossible puisque l’entreprise – de la halle d’exposition jusqu’à la carrosserie en passant par l’atelier et le secteur administratif – devait continuer à être opérationnelle. Nous avons résolu ce problème en construisant le sous-sol sous l’entreprise située au-dessus. Pour ce faire il a fallu soutenir l’atelier existant à l’aide d’un pont. Le plancher en béton de l’atelier reposait donc sur des piliers tandis qu’au-dessous on creusait, on bétonnait, et ainsi de suite. Les trois sous-sols actuels ont été réalisés de cette manière.


Qu’avez-vous fait lorsque dans certains secteurs les activités du chantier rendaient impossible le travail dans le garage ?


Nous avons eu recours à des rocades. Nous avons pu profiter du fait que le site AMAG de Fribourg est passablement grand des deux côtés de la route. C’est ainsi que durant quelque temps les bureaux de Volkswagen ont été transférés dans la galerie du hangar Audi ; nous avons aussi mis en place une tente pour l’exposition VW. Ce n’est pas un hasard si le plus grand des bâtiments, le garage VW, a constitué la dernière étape. Cela nous a permis de garder suffisamment d’espace en réserve. La planification des différentes étapes devait être mûrement réfléchie ; il s’agissait d’un défi logistique maîtrisé en commun par l’architecte, la direction du chantier et l’entreprise.


Compte tenu de la durée des travaux, n’y a-t-il pas eu quelques incertitudes concernant les prescriptions de Volkswagen en ce qui concerne la signalétique de marque ?


Nous savions évidemment qu’il fallait respecter le nouveau concept VW, mais celui-ci était encore en gestation, nous ne savions pas à 100 pour-cent à quoi devait ressembler le choix final. Cela n’a pas facilité notre tâche mais, en étroite collaboration avec VW, ce défi a aussi pu être maîtrisé et nous avons ainsi eu l’opportunité d’intégrer la plus récente signalétique de marque Volkswagen qui fait à présent figure de référence dans toute l’Europe.



Cette nouvelle signalétique ne concerne que la présentation visuelle, elle n’a donc pas d’influence sur les choix techniques et les processus de travail …
C’est vrai. Dans ces bâtiments nous avons fortement mis l’accent sur les besoins de l’entreprise et nous avons appliqué les dernières connaissances relatives aux processus de travail et à la technique la plus moderne dans la construction de bâtiments. Il a évidemment aussi été tenu compte de la dimension écologique. Par exemple, au-delà d’une bonne isolation nous avons eu recours à des éléments de plafond thermoactifs qui, en fonction de la saison, contribuent au chauffage,  respectivement au refroidissement du bâtiment qui comporte une aération avec récupération de chaleur, un éclairage économe en énergie et un traitement biologique des eaux usées. Dans la mesure du possible les outils de travail font appel à une technique faible en consommation énergétique, par exemple la force de l’aspirateur s’adapte en fonction des contraintes ; par ailleurs les cabines de peinture sont équipées de moteurs à gestion fréquentielle.


Est-ce que des petits garages peuvent aussi profiter de cet immense savoir-faire et de toute cette technologie ultramoderne ?


Bien entendu ! Tout ce dont nous avons parlé est applicable dans un cadre restreint. Il va de soi que des petits garages peuvent aussi profiter des technologies les plus récentes.



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