07. Juli 2009

Il faut boucler la boucle

Que deviennent les déchets spéciaux et à risques de l’industrie des garages après leur récupération? Nous avons mené l’enquête chez le collecteur général Altola, qui nous a dit à quoi doivent particulièrement faire attention les garagistes.

Il faut boucler la boucle

Altola AG est spécialisé dans le transport et le recyclage des déchets spéciaux, mais aussi dans la consultation.

PAR STEFAN GFELLER

Altola AG, qui a son siège à Olten et une filiale à Pieterlen, dans le canton de Berne, propose à l’industrie automobile un recyclage complet clé en main des déchets spéciaux et à risques. L’entreprise est spécialisée dans le transport et le recyclage de déchets spéciaux, les acides, lessives et eaux usées compris. Parmi ses clients figurent d’innombrables garages, mais aussi la grande industrie chimique, des pouvoirs publics, des entreprises des constructions mécaniques ainsi que de grands distributeurs..

 

Un concept de transport raffiné

Le concept de transport d’Altola résulte d’un objectif conséquent: être disponible à l’échelle régionale dans toute la Suisse. Un dense réseau de spécialistes des transports garantit une logistique rapide et la proximité vis-à-vis du client, qu’il s’agisse de camions-citernes, d’appareils de levage, d’engins de transport en vrac ou de wagons-citernes. La proximité vis-à-vis des clients ainsi que les aspects écologiques et économiques permettent d’affiner en permanence le concept de transport.

Particulièrement importante : la combinaison route/rail. A Olten, Altola possède deux embranchements ferroviaires directs dans son unité de collecte. Sur les quelque 91 00 tonnes de déchets, 36 000 tonnes peuvent ainsi être transportées par voie ferrée, soit près de 40 pour cent du volume total de transport.

Le plus important est toutefois que la majorité des déchets à risques et spéciaux peuvent être recyclés, réutilisés ou éliminés sur place avec les équipements internes d’Altola.

 

Un problème: le mélange de déchets

Comme l’explique Roland Meier, directeur d’Altola AG, il est malheureusement fréquent qu’on mélange différentes matières comme les huiles, l’essence et les liquide de freins. « Cela représente un gaspillage inutile de ressources. Nous ne pouvons pas recycler séparément chaque matière polluée, ce qui bouclerait la boucle. » Ces mélanges font donc l’objet d’un traitement thermique, en étant par exemple brûlés dans des cimenteries. Il est cependant possible de recycler, donc, de réutiliser matière par matière plus de 50 pour cent du volume d’huiles collecté par Altola. « C’est important, car le pétrole est une ressource qui n’est pas infinie. Indirectement et à long terme, aussi bien les garagistes que les clients finaux profitent donc du circuit fermé des matières. L’industrie peut toujours réutiliser l’huile usagée traitée au préalable chez nous, qui a subi les mêmes processus d’une grande complexité que le pétrole», explique R. Meier.

Par principe, un recyclage, qu’il s’effectue comme matière première ou comme source d’énergie, a la même importance, car il existe des variétés d’huile qui – même si elles ne sont pas mélangées à des «corps étrangers» – ne peuvent faire que l’objet d’un traitement thermique.

 

Assumer sa responsabilité

Le garagiste doit donc éviter de mélanger les différentes matières. A vrai dire, il n’y a aucune raison (financière) de vidanger, par exemple, du liquide de freins dans un baril d’huile usagée. « Jadis, nous prélevions une prime pour la collecte en petits conditionnements, explique Roland Meier; d’un point de vue financier, il y avait peut-être encore un sens à ajouter à de l’huile usagée une quantité de liquide de freins en fin de compte relativement réduite. Or nous avons aboli cette taxe. Pour une séparation propre, le seul surcroît de travail pour l’atelier consiste à vidanger le liquide de freins dans un autre conteneur que celui de l’huile. » De toute façon, le taux de récupération (quantité collectée par rapport au volume de vente total) est inférieur à dix pour cent pour le liquide de freins.

 

Antigel et pneus usagés

Le constat est similaire pour l’antigel, que les garages ont fréquemment encore tendance à « éliminer à l’aide du séparateur ». Pourtant, il serait définitivement préférable de le remettre à Altola qui a beaucoup investi dans la séparation des matières et qui peut récupérer l’eau par distillation.

Chez Altola, les pneus usagés sont intégralement recyclés en Suisse. Après le déchiquetage et la séparation des différents matériaux, ceux-ci sont recyclés séparément. Quel que soit l’état des pneus (profondeur des sculptures, etc.), ils ne sont jamais revendus. Roland Meier : « Je ne veux pas que quelque chose que nous puissions recycler soit en fin de compte déposé quelque part dans une décharge à l’étranger ». Or c’est exactement ce qui se produirait si les pneus étaient exportés, en vue d’une réutilisation, dans des pays moins développés. 

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